La Dette Privée devient Incontournable dans le Financement des PME et des ETI

La Dette Privée devient Incontournable dans le Financement des PME et des ETI

Suite au débat lancé sur BFM Business, qui se demande si la dette privée est devenue incontournable dans le financement des PME-ETI, Investbook décide de mettre en exergue différentes données qui symbolisent l’évolution positive de ce mode de financement.

Comme simple rappel, nous pouvons mentionner que les ETI françaises contribuent à plus d’un tiers du PIB en 2016 et à plus du quart de l’emploi salarié en France. Leur financement est donc essentiel dans le maintien de la croissance et de l’emploi, et dans la santé économique du pays. Depuis quelques années, il ressort que le financement des entreprises est de plus en plus opéré par de la dette privée. Mais qu’est-ce que l’Euro PP ? Comment se matérialise la dette privée ?

Euro PP : définition et chiffres

L’Euro Private Placement, ou placements privés, est un investissement direct en obligations privées (c’est-à-dire non cotées) libellées en euros. Cet investissement porte sur une société cotée ou non, une grande entreprise, une ETI ou une PME. Ce placement privé constitue une opération de financement à plus ou moins long terme pour les entreprises qui émettent de la dette.

En France, le volume de l’Euro PP atteint aujourd’hui 4 milliards d’euros pour les ETI. Ce volume, qui grossit d’année en année, tend à s’installer durablement dans le paysage du financement des entreprises. Par ailleurs, il apparait que la France est le deuxième marché du « financement direct » en Europe, derrière le Royaume-Uni. Ce mode de financement vient apporter une solution supplémentaire aux entreprises qui se financent historiquement via les banques ou la BPI (Banque Publique d’Investissements).

Lorsque les chiffres montrent que l’épargne des français est de 3.800 milliards d’euros, le placement privé devient une véritable diversification de l’argent thésaurisé et une alternative crédible aux placements des investisseurs privés. C’est aussi une source de financement inépuisable pour les PME et les ETI, qui avaient, depuis quelques années, des difficultés à diversifier leurs sources de financement auprès d’autres acteurs que les banques.


Quels investisseurs se tournent vers les placements privés ?

Que ce soient les intermédiaires financiers (originateurs, plateformes de crowdfunding, sociétés de gestion, banques privées, gestionnaires de fortune) ou les investisseurs (institutionnels, family offices, individus), les acteurs économiques sont en train de se diriger progressivement vers les obligations de PME, source de rendement et de diversification. C’est en ce sens qu’Investbook intervient, en proposant aux épargnants des obligations de PME via sa plateforme de crowdfunding obligataire. Par une analyse crédit, une pédagogie sur ce produit non sans risque, une étude et une présentation exhaustive des entreprises émettrices d’obligations, Investbook participe au développement de cet outil de financement qui contribue au développement des PME et des emplois.

En France, il existe beaucoup de PME qui ont besoin d’être soutenues par une meilleure diversification de leurs sources de financement et par un accès à plus de profondeur de financement. Le marché des obligations privées est alors une réponse concrète. En soutenant ces entreprises via des placements privés directs, l’investisseur va permettre de créer de l’emploi, du PIB et une dynamique de croissance globale.


L’Euro PP est désormais accessible aux PME

Les grandes entreprises du CAC 40 ont depuis bien longtemps recours au marché obligataire publique. En émettant des milliards d’euros d’obligations sur les marchés, elles y ont trouvé une souplesse et un allongement de la maturité de leurs dettes qu’elles ne pouvaient pas trouver sur le marché bancaire. Il n’est pas rare de voir des grandes entreprises contracter 1 de dette bancaire pour plus de 10 en dette obligataire.

Les ETI (chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliards d’euros) ont pour leur part engagé le mouvement depuis 3 ans, mais le marché des émissions publiques pouvait leur paraitre trop lourd (prospectus AMF), trop contraignant (cotation des titres) et trop coûteux (frais d’intermédiaires juridiques, frais de conseil, coût de la cotation, commission des banques arrangeuses et distributrices des titres) au regard des besoins d’émission qui ne dépassaient pas quelques dizaines de millions d’euros. La dette privée, l’Euro PP, a alors trouvé sa place en permettant à des émetteurs de moins grande taille de s’adresser à des investisseurs directs, sur des souches d’obligations privées.

Et le phénomène nouveau est que les investisseurs tendent à descendre sur des entreprises de taille plus réduite, quelques centaines de millions de chiffre d’affaires, pour notamment chercher le rendement qui leur fait tant défaut. En effet, la solution toute trouvée pour ces grands investisseurs qui cherchaient du rendement a été d’explorer ces entreprises, moins connues mais tout autant solides, qui présentaient une petite taille d’émission et un chiffre d’affaires plus réduit. Là encore, l’accès étant plutôt réservé aux investisseurs qualifiés capables de mettre des tickets minimums de plusieurs millions d’euros.

Enfin, au fil de l’eau, les obligations sont en voie de démocratisation, et grâce à l’essor des Fintech et des plateformes de financement direct ou de financement participatif, les PME ayant entre 1 et 100 millions de chiffre d’affaires peuvent elles aussi bénéficier de cet outil de financement, pour des montants d’émission de quelques centaines de milliers d’euros à plusieurs dizaines de millions d’euros. C’est tout l’enjeu du positionnement d’Investbook, plateforme de financement participatif obligataire.

Les obligations sont alors accessibles par des investisseurs individuels, mais aussi des investisseurs professionnels qui cherchent toujours autant de rendement et qui se dirigent donc sur des petites signatures. Prendre un risque sur le marché de la dette privée va permettre à l’investisseur d’avoir enfin une poche de rendement attractive, avec une bonne diversification de placements, une connaissance de l’investissement et de l’émetteur, et un intermédiaire (société de gestion ou plateforme de finance participative) qui aura au préalable audité l’émetteur et analysé son risque de crédit.

C’est ainsi que l’investissement obligataire devient une solution de placement crédible, rémunératrice et qui contribue de manière concrète au développement de l’économie réelle, des PME et des emplois.


Note : Certains propos et chiffres présentés par Investbook sont tirés de l’émission BFM Business du journaliste Fabrice Lundy. Participation de Véronique Rondet-Brésard, Directrice opérations financières à la Banque Palatine, et d’Eric Pinon, Président de l’Association Française de la Gestion Financière.

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